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Le label.
Fondé en 1989 par Pete Morticelli et Mike Varney (ex-découvreur de guitare-heroes pour Shrapnel ou Legato) auprès du géant Roadrunner, Magna Carta, depuis sa base new-yorkaise, s’est avéré très rapidement être LE seul label américian de progressif vraiment crédible, et un des plus importants au monde (actuellement, on peut dire : le plus important, si pas quantitativement -ils se plaignent souvent de ne pas vendre assez-, au moins qualitativement). Il faut dire que, contrairement aux anglais qui se contentaient de jouer et rejouer les clichés éculés du prog’ des années 70, chez Magna Carta on a très vite eu l’intuition qu’il y avait moyen de le dépoussiérer solidement, de sorte que les premières signatures du label (Magellan par exemple) feront davantage avancer le shmilblick en deux-trois disques que les autres groupes en plus de dix ans.
Le grand mérite de Varney et Morticelli est d’avoir eu cette intuition avant que la révolution Dream Theater ne se mette en marche ; ils ont ainsi pu garder les oreilles grandes ouvertes pour d’autres façon de concevoir ce qu’on appelle aujourd’hui le metal prog’ que les sempiternelles copies du groupe-fétiche, par ailleurs tout aussi new-yorkais que Magna Carta.
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Les produits.
Magna Carta possède un catalogue déjà impressionnant de groupes prog’ : Magellan, Caïro, Shadow Gallery, Lemur Voice,
Altura, Enchant, Royal Hunt, World Trade (plus AOR), et Dali’s Dilemma et Ice Age. A côté de cela, Magna Carta possède également dans ses tiroirs le célèbre groupe de celtic-rock Tempest (à ne pas confondre avec le groupe de prog’ anglais des années 70 dans lequel Allan Holdsworth a joué un moment), ainsi que le side-project de deux de ses membres, Caliban.
Mais Magna Carta ne se contente pas de signer des groupes existants, et tente deçi-delà l’expérience de rassembler des musiciens pour des projets hélas parfois éphémères, comme Liquid Tension Experiment -un pur chef-d’oeuvre-, le projet Explorers Club, l’album instrumental Black light syndrome,*****, du trio Bozzio / Levin / Stevens
(un album absolu, qu’il faut absolument à tout le monde, même si ce n’est pas du prog’), ainsi que Attention deficit,****, de Skolnick / Manring / Alexander (difficile d’accès mais très réjouissant). De même, le catalogue du label s’orne de quelques superbes tributes-albums aux grands noms du rock progressif. Actuellement : Pink Floyd (The Moon revisited,*), Genesis (Supper’s ready,***), Jethro Tull (To cry you a song,**), Yes (Tales from Yesterday,**), Rush (Working man,***) et enfin à Emerson, Lake & Palmer (Encores, Legends & Paradox,***).
Pour le surplus, il faut noter aussi l’ouverture à d’autres formes de musique avec la diffusion du dernier album solo du batteur Simon Phillips, New lifetime,***, plutôt jazz-rock-fusion, et une compilation de reprises de morceaux classiques par des grands claviéristes prog’ (l’album s’appelle Steinway to Heaven,**,
et laisse à Jordan Rudess, Keith Emerson, Rick Wakeman, Tony Hymas, et plein d’autres, le soin de s’amuser sur Chopin, Beethoven, Lizst, Prokofiev, etc.).
Si certains ne connaissent pas le label et souhaitent le découvrir, il faut noter l’existence de trois samplers très récents qui reprennent des morceaux de différents groupes et projets du label. Le premier, intitulé Frog pest tree,**, rassemble des extraits des albums les plus récents des groupes du label, ainsi que des extraits des trois projets instrumentaux décrits plus haut. C’est vraiment bon marché et les fans pourront même y découvrir des versions radio ou démos de morceaux de certains groupes comme Caïro ou Explorers Club. Le second est consacré aux tributes et à l’album Steinway to Heaven et s’appelle Tribute to the Titans,**. Le troisième rassemble douze morceaux issu d'albums de six des dernières signatures du label. Il est également en mid-price.
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