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Groupe.
LA formation-culte, issue de la rencontre du guitariste John Petrucci, du batteur Mike Portnoy, du bassiste John Myung et du claviériste Kevin Moore, aux alentours de New-York, en 1986. Une première démo en 1987 sous le nom de Majesty, puis un premier album en 1989 pour MCA avec le pâle Charlie Dominici au chant. Pas trop de réaction. Mais, en 1992, l’album Images & Words sort auprès du géant Warner, avec le gigantesque James LaBrie aux vocals, et fait un hit via le titre « Pull me under » (clip sur MTV et tout le toutim). Le groupe est lancé. Suivent un mini-live (décrié par les spécialistes), un troisième album qui confirme. Puis un second changement de personnel : Kevin Moore s’en va, plus concerné, et est remplacé par le claviériste Derek Sherinian (ex-Alice Cooper, Kiss, etc.), difficilement accepté par les nombreux fans du groupe. Il enregistrera le mythique Change of seasons en compagnie du groupe, puis l’album Falling into infinity et le double live Once in a livetime, avant de s’en aller à son tour, remplacé par Jordan Rudess (ex-Vinnie Moore, Dixie Dregs, Rudess-Morgenstein Project, Liquid Tension Experiment). Le cinquième album voit donc une double première : celle de Jordan Rudess et celle du concept-album, puisque ce Metropolis pt 2 - Scenes from a memory ne se compose que d'un morceau. Dans l'intervalle, Dream Theater, c'est une première dans le monde du metal prog', a fait l'objet d'un tribute-album dénommé Voices chez Adrenaline Records.
Il faut noter, pour les amateurs, que Dream Theater offre chaque année, aux environs de Noël, aux membres de ses fan-clubs officiels, un CD hors-commerce composée de materiel autrement introuvable. Cette initiative en est déjà à sa troisième livraison. Noter aussi que les musciciens de Dream Theater se placent souvent au sommet des référendums dans les revues consacrées à leurs instruments (rien d’étonnant dès lors qu’ils soient tous sponsorisés par les marques d’instruments, quand ils ne disposent pas carrément d’instruments conçus spécialement pour eux -la guitare de Petrucci, la basse de Myung ou les baguettes de Portnoy).
Enfin, les membres du groupe sont très actifs au sein d’autres projets, notamment : pour John Petrucci : Dragon Attack (tribute à Queen), Working Man (tribute a Rush), Explorers Club, Liquid Tension Experiment ; pour Mike Portnoy : Working Man, Liquid Tension Experiment, Encore,Legends & Paradox (tribute à ELP), le projet Transatlantic (avec Neal Morse de Spock's Beard, Mike Trawavas de Marillion et Roine Stolt de The Flower Kings) ; pour John Myung : Platypus, Gordian Knot ; pour James LaBrie : Fates Warning (l’album Parallels), Shadow Gallery (l’album Tyranny), Explorers Club, Working Man, Encore, Legends & Paradox, un album solo avec le groupe Mullmuzzler ; pour Derek Sherinian : Explorers Club, Encore, Legends & Paradox, Platypus, un album solo qui porte le titre de Planet X (excellent); pour Jordan Rudess : Vinnie Moore, Dixie Dregs, Rudess-Morgenstein Project, Encore, Legends & Paradox, Steinway to Heaven (compile de morceaux classiques joués par des virtuoses du rock), ses albums solos, ... John Myung, John Petrucci, Mike Portnoy et Jordan Rudess ont aussi leurs vidéos pédagogiques.
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Musique.
Si vous désirez des détails, reportez vous à la longue et pelante (je déconne) analyse dans l’historique du metal progressif dont Dream Theater reste la pierre de touche inlassablement copiée. Pour rappel, s’il y en a qui ne connaissent pas : odd-time signature et rythmes contrariés, mélodies superbes, solos absolus, chant suraigü, beaucoup de ruptures, de breaks, etc. La mise en place de tous ces éléments est réalisée d’une manière rigoureusement parfaite : ça pue la facilité (pour eux), mais ça transporte aux nues. Faut dire qu’en matière de technique instrumentale, les membres du groupe sont tous des monstres absolus (John Petrucci, d’après les musiciens professionnels, aurait même amorcé une vraie révolution dans l’univers de la guitare metal). S’il fallait citer des influences, on dirait Rush pour la rythmique (mais un Rush boosté aux amphét’), Genesis pour les mélodies (période Peter Gabriel), Yes meets U.K. pour les structures, le tout mixé d’hyper-expressivité à la Queen et d’un quelque chose en plus qui est propre au groupe. Voilà. Ce sont les rois incontestés du metal progressif, point à la ligne.
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Discographie.
- When dream and day unite, MCA, 1989,***.
- Images & Words, Atco, 1992,***** (1 single : Another day).
- Live at the Marquee, mini-LP, Atco, 1993,*****.
- Awake, Eastwest, 1994,**** (2 singles : Lie et The silent man).
- Change of seasons, mini-LP, Eastwest, 1995,*****.
- Falling into infinity, Eastwest, 1997,*** (1 single : Hollow years).
- Once in a livetime, double-CD, Eastwest, 1998,****.
- Metropolis pt 2 - Scenes from a memory, Elektra, 1999,**** (1 single : Through her eyes).
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Projets solo.
- James LaBrie : Mullmuzzler, Keep it to yourself, Magna Carta, 1999,****.
- Kevin Moore : Chroma Key, Dead air for radios, Massacre, 1998,***.
- Derek Sherinian : Planet X, Magna Carta, 1999,****.
- Jordan Rudess : Listen, Invisible Recordings, 1993 ; Secrets of the muse, Key Wiz Music, 1996 ; Rudess-Morgenstein Project, Domo records, 1997,***.
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