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Groupe.
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Musique.
Ooops. Faisons simple. Disons qu’il s’agit bien de metal progressif. Jusque là pas de difficulé. Là où ça se corse c’est que, lorsqu’on connaît les très fortes personnalités des différents co-compositeurs, on se dit que cela va déteindre sec. Et bingo, il ya de ça. Ainsi, les compos de Allman/Cadden-James/Sloyer ou de Werkhamp/Cadden-James possèdent les même facultés lyriques que celles de Shadow Gallery, les mêmes lenteurs contrôlées, la même linéarité (James semble particulièrement à l’aise pour ces véritables écrins à voix : cela lui permet de donner beaucoup de force et beaucoup de présence à ses parties vocales). A l’inverse, les déjantes groovy de Trent Gardner sont pleines de décrochages, de canons, comme pouvait l’être le meilleur Magellan (et ici, James s’amuse comme un fou à jouer sur les contrastes, ce qui contribue à donner au morceau « As man thinks » quelques-unes des plus belles lignes de chant qu’il ait pu sortir). Enfin, Matt Guillory. Alors là : chapeau bas, messieurs, le futur génie du prog’ metal est peut-être cet homme-là. Ses compositions, bourrées de bizarreries, truffées de sons, complexes, virtuoses, ludiques tout à la fois, et en même temps remarquablement puissantes (et belles !) dépassent même ce qu’il a pu faire avec Dali’s Dilemma, c’est vous dire. De sorte que l’association avec James LaBrie fait passer certains des derniers avatars de Dream Theater pour de la mauvaise blague, sans rire. La seule différence notable avec le metal progressif dans toute sa splendeur (n’oublions pas qu’il s’agit du side-project d’un chanteur) réside dans la brièveté et la rareté des interventions instrumentales (deux solos pour Guillory, deux solos pour Keneally). Et puis, détail, le mix de la guitare est un peu ingrat. |
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Discographie.
- Keep it to yourself, Magna Carta, 1999,****. |
| A consulter : http://www.jameslabrie.com |