Superior




Groupe.

       Les allemands de Superior, comme leurs amis de Vanden Plas, Eldritch ou Time Machine, sont publiés chez Limb Schnoor, le grand découvreur de progressif. Mais, à l’inverse d’eux, c’est auprès de la grande maison Modern Music qu’ils ont trouvé asile. Superior est une formation chant-basse-batterie-guitare-claviers-claviers/guitare, soit un musicien polyvalent en plus que le combo progressif traditionnel. Ils ont sorti deux albums et tourné avec certains grands (les potes Angra notamment), mais le succès reste d’estime.

Musique.

       La musique de Superior est heavy. Très. Les guitares sont lourdement tranchantes, comme rarement on l’a vu (avec un groove infernal), la batterie implacable (ce gars, Thomas Mayer, est très impressionnant), mais tout en restant harmonieuses et en évitant le bourrinage. Mais l’accent mis sur la rythmique l’est -ce n’est peut-être pas un mal- au détriment de l’efficacité mélodique à tout crin, un peu comme chez Conception, de sorte que c’est essentiellement le chanteur (le très bon Michaël Tangermann) qui se charge d’emmener la musique en tant que telle. Sur le second album, le groupe prend une orientation davantage expérimentale et mêle à sa machine de guerre des sonorités étranges, tantôt jazz, tantôt soul, tantôt latino, qui lui donnent une souplesse supplémentaire et comme un côté déjanté pas désagréable du tout. Trois détails supplémentaires : 1°) les productions sont géantes, 2°) les pochettes superbes, 3°) les guitaristes sont loin d’être de grands techniciens, ce qui fait qu’il y a vraiment peu de solos de guitares (et en général, pas terribles) chez Superior.

Discographie.

       - Behind, TNT, 1996,**.
       - Younique, TNT, 1998,***.

A consulter : www.fine.de/superior